lundi 14 octobre 2013

Le Temple noir d'Eric Giacometti et Jacques Ravenne


Un mystérieux secret mêlant Templiers et franc-maçons, initié au XIIème siècle et encore jalousement gardé de nos jours. Sur le quatrième de couverture, Le Temple noir s'annonçait trépidant, addictif et plein de suspense. C'était sans compter une intrigue à rallonge et un commissaire Marcas qui ne m'a pas du tout convaincue...

Templiers vs. Franc-maçons
Il faut dire que, dès le départ, je suis partie avec un handicap de taille : lorsqu'il m'a été proposé par les éditions Pocket, j'ai choisi Le Temple noir pour son quatrième de couverture et son genre prometteur, le thriller ésotérique, sans avoir compris qu'il s'agissait du huitième tome d'une série (oui, quelquefois, mes neurones ne sont pas parfaitement connectés). Et autant vous dire que cette erreur est préjudiciable, puisque les auteurs passent leur temps à faire référence aux événements qui se sont déroulés dans les sept tomes précédents. En m'aidant des notes de bas de page, de l'avant-propos et d'un peu de jugeote, j'ai réussi à comprendre tant bien que mal les relations de cause à effet qui peuplent l'intrigue, mais je suis clairement passée à côté d'une bonne partie du livre.

D'une manière générale, j'ai plutôt apprécié ce roman, mais ma lecture s'est révélée assez pénible en raison de l'intrigue trop longue et du personnage principal, le commissaire Antoine Marcas, qui ne m'a à aucun instant paru vraisemblable. Après avoir découvert le trésor des Templiers dans le tome précédent, le policier franc-maçon (si vous l'oubliez, il vous sera assez répété que Marcas est un "frère") est ici aux trousses d'un ancien franc-maçon anglais qui a quitté son obédience pour se consacrer à la quête du secret (après le trésor) des Templiers, et qui passe son temps à zigouiller des prêtes et à déterrer des reliques du Moyen-Âge. Je force un peu le trait, certes, mais j'ai eu un peu de mal à gober ce savant mélange de Templiers, de franc-maçons, de complots ourdis par les Etats et le Vatican, le tout reposant sur les épaules étroites d'un commissaire de police français (mais franc-maçon) spécialisé dans les affaires ésotériques.

Malgré cela, Le Temple noir présente de bons côtés : un style réellement bon et des scènes très réalistes (notamment les scènes de torture), une intrigue "historique" très intéressante et des de réels moments de suspense. Néanmoins, ces avantages sont diminués par une trame beaucoup trop longue, au rythme inégal, qui fait parfois perdre le fil conducteur

Malgré des points positifs, Le Temple noir est donc pour ma part une lecture en demi-teinte, qui m'aurait probablement rendue plus enthousiaste si j'avais lu les tomes précédents.

Le Temple noir d'Eric Giacometti et Jacques Ravenne, Pocket, 2013, 730 pages

jeudi 10 octobre 2013

Juste une ombre de Karine Giebel


Elle semble si forte, si sûre d'elle et pourtant il suffit de si peu pour la terroriser. Thriller psychologique machiavélique, Juste une ombre est un roman fascinant, terrifiant et terriblement excitant !

La proie de l'ombre
Cloé a réussi : à moins de quarante ans, elle est sur le point de devenir PDG de l'agence de communication dans laquelle elle travaille. Dévorée par l'ambition, elle ne fait qu'une bouchée des faibles et n'hésite pas à écraser les autres pour s'imposer. Jusqu'à ce qu'un soir, dans la rue, une étrange silhouette lui donne la peur de sa vie. Après cette nuit, rien ne sera plus comme avant : Cloé se sent traquée par l'ombre, sans jamais pouvoir le prouver. Jusqu'à tout perdre...

Juste une ombre est de ces romans qui, une fois commencés sont, tels une bombe à retardement, impossibles à désamorcer. Dès les premières pages, vous vous retrouvez happé par une intrigue folle qui vous laissera hors d'haleine. Comme une corde tendue en permanence, le suspense est à son comble du début à la fin, et s'avère particulièrement insoutenable dans les derniers chapitres.

Dans ce roman, Karine Giebel rassemble tous les ingrédients qui font un excellent thriller : une intrigue semblant tout droit sortie de l'imagination d'un psychopathe, un rythme palpitant, des personnages profonds et des rebondissements auxquels personne ne s'attend. Le tout est servi par une plume ferme, un style travaillé, au juste milieu entre description et dialogues.

Premier roman de Karine Giebel que je lis, Juste une ombre m'a fait frissonner, vibrer, m'a terrifiée et m'a hantée. Bref, c'est un sans faute.

Juste une ombre de Karine Giebel, Pocket, 2013, 606 pages

dimanche 6 octobre 2013

Mon bilan lecture de septembre

Une lecture, un avis court, une note !
Pour lire mes avis détaillés (quand il y en a) sur chaque livre, cliquez sur le titre.

Septembre a démarré pour les chapeaux de roues pour moi côté boulot, et j'ai eu beaucoup moins de temps pour la lecture. Et ce rythme semble bien parti pour durer. Néanmoins, j'ai réussi à lire 4 livres ce mois-ci, tous de bonnes surprises ! 



Un bon thriller psychologique très bien écrit, mais qui souffre de la soumission de Colombe, le personnage principal. Le roman aurait mérité un peu plus de "peps".
Ma note : 14/20



Une belle chronique du New York des années 50, à travers le quotidien de cinq jeunes dactylos. Un roman au charme désuet, qui se lit comme un documentaire.
Ma note : 15/20


     

Un double livre très drôle, qui décrypte avec beaucoup d'humour les comportements humains du point de vue des chats. Idéal pour les malicieux et les amis des chats.
Ma note : 16/20



Juste une ombre de Karine Giebel
Une superbe découverte ! Un thriller psychologique exactement comme je les aime : bourré de suspense, surprenant, diabolique et terriblement bien écrit. Je vous le conseille vivement si vous n'êtes pas trop sensible et vais m'intéresser de près aux autres romans de Karine Giebel.
Ma note : 18/20


Et vous, qu'avez-vous lu ce mois-ci ?

mercredi 2 octobre 2013

Comment aimer son maître quand on est un chat / Comment domestiquer son maître quand on est un chat de Monique Neubourg

     

Cela faisait déjà quelque temps que j’avais repéré ces deux livres qui figuraient en bonne position dans ma wish-list. Alors, lorsque les éditions Pocket m’ont proposé la version poche, j’ai évidemment sauté sur l’occasion ! Un petit livre très drôle qui plaira à coup sûr à tous les amateurs d’humour et de jeux de mots félins. 

Chat va vous faire rire !* 
Dans cette version poche, les éditions Pocket ont joué la carte de l’originalité en rassemblant les deux livres en un seul volume, d’une manière que l’on peut retrouver dans certaines éditions jeunesse par exemple : pour passer de l’un à l’autre, il suffit de retourner le livre, un format pratique et agréable, qui n’empiète pas sur le confort de lecture.

Comment aimer son maître quand on est un chat et Comment domestiquer son maître quand on est un chat adoptent tous deux le même principe : le point de vue d’un chat sur l’homme, cette grosse brute indisciplinée. Le premier se concentre uniquement sur l’amour sous toutes ses formes (de l’amour platonique à l’amour tarifé), tandis que le second est plutôt une sorte de vade-mecum, de guide de survie du chat en territoire humain (comprenant tous les trucs et astuces pour faire croire à l'homme que c'est lui, le maître du logis). C’est hilarant d’un bout à l’autre, à condition d’apprécier l’humour vache et les jeux de mots parfois un poil lourdingues.

Heureux propriétaires de chats, vous reconnaîtrez votre facétieux animal dans bien des situations, ses attitudes parfois distantes, ses bêtises, ses câlins, et vous vous reconnaîtrez vous, gaga devant cette petite boule de poil qui vous mène par le bout du nez.

Enfin, pour ceux que les minous laissent indifférents, Comment aimer son maître quand on est un chat peut être tout aussi drôle (car il se concentre bien plus sur les tares humaines que sur celles des félins), mais il perd tout de même un peu de son charme.

Comment aimer son maître quand on est un chat / Comment domestiquer son maître quand on est un chat de Monique Neubourg, Pocket, 2013, 247 pages

Je remercie chaleureusement les éditions Pocket qui m’ont gracieusement envoyé ce livre.

* Désolée pour ce jeu de mots pourri, mais je reste dans le thème et dans le ton de l'ouvrage :)