Déjà fin novembre, j'ai l'impression que ce mois-ci est passé à la vitesse de l'éclair. Il n'y aura pas de vidéo bilan cette fois-ci, j'ai de plus en plus de mal à m'asseoir devant la caméra et, s'il ne devait rester qu'un seul support sur lequel partager mes avis de lecture, je préfère que ce soit le blog.

Comme au mois d'octobre, je n'ai lu que trois livres, mais ils m'ont tous beaucoup plu ! Finalement, je préfère lire moins mais y prendre plus de plaisir. Voici les trois élus :


The Secret de Rhonda Byrne
J'ai lu ce best-seller du développement personnel dans sa version originale, mais il existe en français. The Secret part d'un constat simple : vous pouvez obtenir tout ce que vous voulez, absolument tout ce que vous voulez, à condition de le demander et, surtout, de vous comporter de manière à l'obtenir. Il faut avoir l'esprit ouvert pour lire ce genre de livre, car il vous invite à être positif, généreux et heureux : eh oui, le bonheur n'est pas un but, c'est un état d'esprit. Par les temps qui courent, où la morosité et la négativité sont partout, The Secret est un vrai bol d'oxygène.



Le Royaume d'Emmanuel Carrère
Bien qu'il ait fait couler beaucoup d'encre, j'ai beaucoup aimé ce roman historique fortement teinté d'autobiographie. J'ai apprécié la démarche de l'auteur qui, quoi qu'on en dise, m'a semblé plus courageuse qu'égocentrique (même s'il faut l'avouer, et il s'en charge lui-même, Emmanuel Carrère se regarde pas mal le nombril), car il en faut du courage pour décortiquer les raisons de sa foi en Dieu, et partir sur les traces des apôtres Paul et Luc pour trouver ce qui l'a poussé à croire puis, trois ans plus tard, à redevenir agnostique. Ce roman ne m'a pas rendue moins agnostique, mais j'ai appris des tas de choses.



Puzzle de Franck Thilliez
Encore un thriller psychologique pur jus, absolument addictif et qui m'a complètement sonnée ! L'intrigue, complexe et terriblement bien ficelée, nous plonge au cœur de la folie et m'a même provoqué quelques frissons. C'est mon deuxième roman de Franck Thilliez et c'est désormais certain, 2015 sera mon année Thilliez !



Et vous, qu'avez-vous lu ce mois-ci ?



Oui, j'ai bien vu la date : je vous fais un bilan du mois d'octobre un 11 novembre. La faute à un emploi du temps surchargé qui ne laisse plus beaucoup de place à la lecture et au blog. Mais ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ? 

L'essentiel, ce sont les trois belles découvertes que j'ai faites :


Shining de Stephen King
Un livre à mi-chemin entre thriller psychologique et roman fantastique, que j'ai littéralement adoré. On y retrouve le talent de Stephen King pour créer des entités fantastiques terrifiantes (ici l'hôtel) et des personnages à la psychologie tourmentée.



Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman
Un superbe roman entre drame et chick-lit, pas du tout larmoyant, mais au contraire très drôle. Il y a un beau message derrière ce récit : vivez ce à quoi vous aspirez, et ne faites pas de votre vie ce que les autres veulent qu'elle soit.



Un thriller psychologique qui va vous faire douter de la distinction entre rêve et réalité. L'auteur distord le temps et l'espace pour plonger son personnage et son lecteur dans une atmosphère lourde et suffocante.

Et vous, qu'avez-vous lu ce mois-ci ?

L’une des principales raisons pour lesquelles j’aime les thrillers psychologiques est ce paradoxal mélange, chez un seul et même personnage, entre le raisonnable et l’irrationnel, entre l’évident et le refoulé qui composent chaque être que nous sommes. 
Je pourrais citer quelques exemples d’excellents thrillers psychologiques qui explorent avec cruauté et précision cette dualité, et j’ai d’ailleurs un titre à ajouter à cette liste : Renaissance de Jean-Baptiste Dethieux. 

Cauchemar dans l’abîme de la mémoire 
Le point de départ du roman est simple : Jean Malenc, journaliste mondain en vue, découvre un beau jour que sa femme et sa fille l’ont quitté sans laisser d’adresse. Plutôt prévisible pour cet homme frustré qui a raté sa vocation, devenir journaliste d’investigation. Jusqu’au jour où il reçoit d’étrange emails sans objets, avec toujours la même pièce jointe : la photo d’une forêt sombre et touffue sur laquelle se distingue une silhouette floue. Pour lui, sa femme et sa fille ont été enlevées. Avec le sentiment désagréable d’être suivi, il se lance alors sur leur piste dans un long périple qui le mène tout droit dans cette forêt inquiétante, porte d’entrée vers les sables mouvants de sa mémoire défaillante. 

Psychiatre et psychanalyste de formation, Jean-Baptiste Dethieux sait de quoi il parle et fait errer son personnage dans une atmosphère lourde et humide qui met rapidement mal à l’aise. Comme dans un cauchemar éveillé, Jean Malenc voit s’effondrer un à un tous les piliers qui soutenaient son existence : son couple, sa mémoire et ses certitudes. En altérant les capacités de discernement de son personnage, l’auteur brouille les pistes et fait monter peu à peu l’angoisse. Car il s’agit bien là d’une question de perception de la réalité : Jean et sa famille sont-ils vraiment menacés ou est-il en train de devenir fou ? 

Pour rendre plus puissante l’errance physique et mentale de son personnage, Jean-Baptiste Dethieux s’amuse à distordre le temps et l’espace dans un récit à la première personne qui semble sans queue ni tête. En vivant les événements à travers la vision (peut-être ?) biaisée de Jean, on ne sait plus que croire, et le réel devient vite menaçant. L'usage des métaphores de la noyade ou du brouillard renforcent ce sentiment général de pertes de repères. 

Au fur et à mesure des kilomètres qu’il me restait à parcourir et des aléas du temps oscillant entre soleil et ombre, entre éclaircies et averses, je tempérais toute l’intensité de mes affects pour y lire une peine plus douce mais tout aussi immense. Je ne voyais plus d’horizon… Mes yeux embués ne voyaient plus rien… J’avais le sentiment de me perdre dans une nuit sans fond, l’une de ces nuits outrageant la lumière du jour et laissant les êtres vivants dans le désarroi.

Dérangeant et angoissant, Renaissance est un thriller psychologique réussi qui plaira aux lecteurs qui aiment explorer les paradoxes et les défaillances de l’âme humaine. 

Renaissance de Jean-Baptiste Dethieux, éditions Taurnada, 2014, 186 pages 

Alors qu'Halloween approche à grands pas, j'avais envie d'exploiter la thématique de l'angoisse, et de vous parler de trois livres qui m'ont fait peur. Je ne suis pas du tout amatrice de films d'horreur, mais je dois avouer que j'aime me flanquer la frousse avec des romans.


J'ai choisi pour vous une petite sélection qui devrait vous faire froid dans le dos :


Il s'agit du premier tome du cycle mettant en scène les enquêteurs Alexandre Vauvert et Eva Svärta ensemble. C'est également par ce livre que j'ai découvert l'univers gothique de Sire Cédric. Attention, ce premier opus est un véritable roman d'horreur, très fantastique et très gore, à forte concentration en hémoglobine. Définitivement à éviter pour les plus sensibles.



Un thriller psychologique particulièrement terrifiant, qui vous fera certainement hâter le pas si vous marchez seul(e) dans une rue sombre. Karine Giebel a ce don de faire naître l'angoisse sans rien vous montrer, et elle prend un malin plaisir à jouer avec vos nerfs qui seront mis à rude épreuve avec ce roman.



C'est LE huis clos le plus effrayant que j'ai jamais lu. Il s'agit également de mon livre préféré de Stephen King pour le moment. Cet auteur a une imagination sans limites, qui n'a d'égale que la méchanceté de ses personnages. On espère qu'une chose : ne jamais se retrouver nez à nez avec eux.


Et pour poursuivre votre séjour au pays des horreurs, voici quelques titres qui devraient également susciter chez vous quelques sueurs froides :

Et vous, quels livres vous ont fait le plus peur ?

Il y a quelques mois, je découvrais, à travers son roman Les visages de Dieu, l'écrivain Mallock, ma révélation de l'année. Aujourd'hui, je n'ai rien perdu de mon enthousiasme à son égard, et sa seconde chronique barbare, Le massacre des innocents, ne fait que le confirmer.

Aux innocents la responsabilité du massacre
Dans cette seconde enquête d'Amédée Mallock, le commissaire doit faire face à un phénomène sans précédent : du jour au lendemain, des citoyens sans histoires se transforment en tueurs en série, massacrant les personnes qui les entoure. Loin d'être quelques cas isolés, les massacres se multiplient comme une épidémie. Pour le policier, l'enjeu est donc de taille : il doit découvrir l'origine de ces boucheries avant qu'elles ne déciment la population du pays.

Si j'avais trouvé l'intrigue des Visages de Dieu vicieuse, ici elle fait carrément froid dans le dos ! J'admire l'imagination débordante de Mallock, qui me laisse croire que s'il n'était pas un écrivain de talent, il pourrait parfaitement être un tueur en série très intelligent. J'ai été surprise du début à la fin, abasourdie par l'évolution complexe du récit et les péripéties qui s'enchaînent. Pour autant, Mallock parvient à construire une intrigue dont la crédibilité reste intacte tout au long du roman. On s'y croirait vraiment, et c'est certainement cela le pire !

Côté plume, on retrouve le style très réaliste, cru et pictural que j'avais tant aimé dans Les visages de Dieu. Les couleurs, et notamment le rouge, occupent une place très importante dans les descriptions, et pas seulement celles des massacres. J'aime particulièrement l'écriture très visuelle, esthétique et poétique de Mallock, à la manière d'un tableau de Goya ou de Bosch.

Enfin, on assiste dans ce tome à une belle évolution du personnage de Mallock, dont le passé se révèle par bribes : sa vie commune avec son épouse, mère du petit Thomas qu'il a perdu il y a des années, son amour pour Amélie, l'infirmière qu'il avait rencontré lors de sa dernière enquête, désormais entre la vie et la mort... Tous ces souvenirs contribuent à faire de Mallock un personnage complet et complexe :
Le vieil ours atrabilaire était tout aussi sentimental qu'impitoyable, violent et fragile, simple et compliqué, anxieux et optimiste, mi-cérébral, mi-gros-bras, mi-tendre et misanthrope... Un être paradoxal qui avait fini par s'accepter ainsi, tout fragmenté, morcelé, par amour de la sincérité. (p.42)

Vous l'avez compris, j'ai encore une fois été subjuguée par le talent de Mallock et je ne peux que vous encourager à le découvrir si cela n'est pas déjà fait.

Le massacre des innocents de Mallock, Pocket, 2014, 543 pages

Vous vous souvenez peut-être de mon enthousiasme suite à la lecture du nouveau phénomène de la bit-lit française : la trilogie Requiem pour Sascha d'Alice Scarling. Moi qui ne suis pourtant pas coutumière du genre, j'avais adoré ce roman vif, son héroïne piquante à l'humour bien présent et cette jeune auteur au talent indéniable. Un talent qui se confirme avec le tome 2.

La grande marmite de l'univers en ébullition
Après l'agréable surprise (et le cliffhanger de malade !) du tome 1, les choses sérieuses commencent. Sascha est désormais en enfer, qui devient le cadre principal de cet opus. Le mystérieux Raphaël qui lui a tant fait tourner la tête est mis sur la touche, remplacé par le ténébreux mais facétieux Zekiel, qui semble présenter certains points communs avec notre héros.

Côté intrigue, l'Apocalypse se prépare et Sascha y joue un rôle prédominant, même si elle ne le comprend pas : cela donne lui à un comique de situation qui permet à l'auteur de saupoudrer son humour tout au long du roman, dédramatisant ainsi la tension qui monte crescendo. Pour Sascha, les voiles d'ombre qui couvraient son passé se lèvent peu à peu, divulguant des informations précieuses sur son père, sa mère et son identité.

Mais plus que tout, Dies Irae est une plongée tête la première dans l'univers imaginaire d'Alice Scarling : un imaginaire complet, à mi-chemin entre la légende biblique et la littérature fantastique, agrémenté de références à Tolkien, au cinéma ou à la musique. On découvre là un univers très riche, parfaitement crédible, peuplé des créatures typiques de la bit-lit (vampires, loups garous, etc.) tout en étant d'une grande originalité. Ma plus grande surprise est cette réinterprétation très personnelle, mais intéressante et surtout très efficace de l'Apocalypse.

Si vous ne vous êtes toujours pas laissés tenter par les romans d'Alice Scarling, il est grand temps de vous y mettre !

Dies Irae (Requiem pour Sascha, tome 2) d'Alice Scarling, Milady, 2014, 406 pages


Pour tout savoir sur Alice Scarling et son oeuvre, regardez le Live Show spécial Lacrimosa organisé par Myriam du blog Un Jour Un Livre :


Je dois dire que, côté lectures, le mois de septembre a été plus que satisfaisant. J'ai retrouvé mon rythme normal de 4 livres par mois et, surtout, septembre est constitué à 100 % de coups de cœur !


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le ciel, les étoiles, l'univers et ce qui se passe au-dessus de nos têtes est rassemblé dans cet ouvrage pédagogique et passionnant ! Un must have pour tous les curieux !



Dies Irae (Requiem pour Sascha, tome 2) d'Alice Scarling
J'avais adoré le premier tome de la trilogie d'Alice Scarling, et sa suite est plus qu'engageante. J'ai pris le même plaisir à lire ce roman bien construit, bien écrit et bourré d'humour. L'univers fantastique d'Alice Scarling se profile plus nettement dans ce second tome, confirmant le talent de cette jeune auteur à découvrir à tout prix !



Un petit guide de philosophie pratique pour voir la vie côté bonheur et faire preuve de plus de sagesse envers soi-même et envers les autres. Les nombreuses références aux grandes philosophies et religions en font bien plus qu'un simple livre de développement personnel.



Le massacre des innocents de Mallock
Le deuxième volet des aventures du commissaire Amédée Mallock est tout simplement irrésistible ! Très riche en hémoglobine, ce thriller est addictif à souhait et carrément flippant ! Si vous ne le connaissez pas encore, jetez-vous sur les romans de Mallock, qui est devenu pour moi (et pour bien d'autres) un incontournable du thriller français.


Et vous, qu'avez-vous lu ce mois-ci ?


Depuis plusieurs années, j'aime beaucoup lire des ouvrages philosophiques pour répondre à mes questions existentielles et gagner en sagesse. J'avais par exemple dévoré, il y a quatre ou cinq ans, Le bonheur selon Confucius de Yu Dan. Alors, lorsque je suis tombée sur le Petit traité de vie intérieure de Frédéric Lenoir, je n'ai pas hésité.

"Exister est un fait, vivre est un art"
J'adore cette formule de Frédéric Lenoir qui résume parfaitement l'essence de son livre : qu'on le veuille ou non, nous sommes sur cette terre pour quelques décennies, autant alors faire en sorte que notre existence soit la plus belle, la plus heureuse et la plus enrichissante possible, quelles que soient les épreuves qui s'imposent à nous.

Dans ce guide de philosophie pratique, Frédéric Lenoir aborde les grands thèmes de la vie (l'inéluctable, la liberté, l'amour, l'amitié, la non-violence, le partage, et même l'humour !) et explore les différentes conceptions qui ont été portées jusqu'à nous par les philosophes et les grandes religions (christianisme, islam, judaïsme et bouddhisme), et les illustre d'anecdotes et d'exemples personnels. Le philosophe mène au fond une réflexion personnelle sur le sens de l'existence et les différentes manières de se comporter avec soi et avec les autres pour vivre avec plus de sagesse et de bonheur.

La sagesse commence par l'acceptation de l'inévitable et se poursuit par la juste transformation de ce qui peut l'être. (p.14)

Dans ce Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir véhicule un message positif et lucide, sans pour autant nier la souffrance. Il se met d'ailleurs à jour dans ce récit parfois très personnel, racontant les épreuves qui l'ont parfois meurtri ou découragé, mais grâce auxquelles il a rebondi vers plus de sagesse. S'il affirme et assume tout à fait sa foi chrétienne comme guide spirituel, j'ai apprécié sa retenue sur ce sujet (on ne croit pas tous en ce dieu... ou en un dieu quelconque !) et même son désaccord profond avec certains dogmes et interprétations imposés par certains ecclésiastiques.

Enfin, à ne surtout pas manquer : à la fin du livre, Frédéric Lenoir prend un plaisir non dissimulé à imaginer un dialogue entre Socrate et Jacques Séguéla autour de la question "Qu'est-ce qu'une vie réussie ?" Il y est question de Rolex et de menhirs, et cet échange plein d'humour pour fera sourire à coup sûr !

Petit traité de vie intérieure de Frédéric Lenoir, Pocket, 2014, 189 pages

Qui n'a jamais été dégoûté par un livre lu sous la contrainte, imposé par le professeur de français ou de lettres du collège/lycée/université ? Les classiques constituent la majorité des listes de lectures scolaires et, malheureusement, il n'est pas rare de rencontrer des personnes devenues réfractaires aux classiques, tout simplement parce qu'ils leur ont été mal expliqués ou qu'elles en ont un mauvais souvenir.


Parce que les classiques peuvent être des lectures formidables, j'ai choisi pour vous trois classiques à lire ABSOLUMENT, trois livres faciles et passionnants qui vont vous réconcilier avec les classiques :


Ce tout petit livre est bien plus qu'une banale histoire d'amour. Par l'intermédiaire de Gatsby, personnage charismatique et ténébreux, Fitzgerald engage une réelle réflexion sur les conséquences du passé sur le présent, mais également sur la valeur que peut représenter une personne auprès des autres. C'est également un roman très visuel, dont les rythmes de jazz vous rentrent dans la peau et les bulles de champagne vous enivrent.



2. Candide ou l'Optimisme de Voltaire
C'est un classique que l'on ne présente plus, mais qu'on ne lit plus non plus ! Pourtant, c'est l'un des livres qui m'ont fait le plus rire : des quiproquos en veux-tu, en voilà et des situations cocasses à gogo. Le pauvre Voltaire s'en prend plein la tête, pour notre plus grand plaisir. Mais ne vous détrompez pas : s'il est très drôle, Candide est surtout une critique acerbe de la société et des souverains de l'époque, et Voltaire a dû user d'un pseudonyme (Docteur Ralph) pour contourner la censure. C'est également une prise de position philosophique en faveur de la perfectibilité de l'homme, capable d'améliorer sa condition, et contre les idées de Leibnitz.



3. L'Odyssée d'Homère
L'Odyssée est le recueil d'épopées orales chantées par les aèdes (bardes) grecs pendant des siècles, rassemblées à l'écrit par Homère vers la fin du VIIIème siècle avant JC. Il s'agit d'un poème fondateur de la civilisation européenne, qui raconte le retour d'Ulysse sur son île d'Ithaque après avoir remporté la Guerre de Troie (que raconte L'Iliade). C'est un récit peuplé de créatures mythiques et que je lis, personnellement, avec beaucoup de plaisir. Vous y trouverez une multitude de mythes fondateurs de notre civilisation.


Enfin, parce qu'il m'est difficile de me limiter à trois classiques, en voici quelques autres dont je vous recommande vivement la lecture :
  • - Jane Eyre de Charlotte Brontë
  • - Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë
  • - Crime et châtiment de Dostoievski
  • - La Dame de Pique de Pouchkine
  • - Manon Lescaut de l'abbé Prévost
  • - 1984 de George Orwell
  • - La Confusion des sentiments de Stefan Zweig
  • - Des souris et des hommes de John Steinbeck
  • - et bien d'autres...

Pour vous, quels sont les classiques à lire absolument ?

Je n'ai jamais été une grande scientifique (j'abordais déjà, dans un précédent billet, mes difficultés dans les matières scientifiques au lycée), mais j'ai toujours été intriguée, voire fascinée par l'univers, cet infiniment grand qui nous entoure et nous rend si petit. Très tôt déjà, vers l'âge de 5 ou 6 ans, je me souviens m'être posé des questions du genre : pourquoi sommes-nous là et qu'y aurait-il si l'univers n'existait pas ?

Avec l'âge, ces questions n'ont été que plus nombreuses et, même si je ne comprends pas tous les détails, il m'arrive régulièrement d'acheter des revues type Science et Vie et de rester scotchée devant un documentaire sur l'astronomie. Mais là, j'ai enfin trouvé LE livre qui répond à toutes mes questions : Le petit dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan.


La tête dans les étoiles
Trinh Xuan Thuan est un astrophysicien américain d'origine vietnamienne, francophone, auteur de plusieurs dizaines d'ouvrages sur l'univers, du point de vue scientifique et philosophique. Dans Le petit dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles, il rassemble tout le savoir accumulé depuis des siècles par des générations de scientifiques et de philosophes, de Platon à nos contemporains, en passant par Newton ou encore Einstein. L'ouvrage tient compte des découvertes les plus récentes, puisqu'il est fait référence à des expériences pas plus vieilles qu'avril 2014 !

Dans ce livre, Trinh Xuan Thuan adopte une approche très pédagogique et littéralement passionnée : il prend le temps d'expliquer amoureusement les choses et établit des comparaisons avec des exemples de la vie quotidienne afin que tout ce qu'il nous raconte soit clair comme de l'eau de roche. Il aborde également la responsabilité humaine dans la protection et la préservation de l'univers. Résultat : le lire est passionnant et j'ai appris des choses fascinantes que je n'aurais jamais soupçonnées !

Saviez-vous par exemple que les étoiles filantes étaient des météores coincées dans l'orbite des comètes ? Que, dans 14 000 ans, l'étoile polaire n'indiquerait plus le nord ? Ou encore que Pluton n'était plus considérée comme une planète du système solaire ? 

Une chose est sûre : dans Le petit dictionnaire amoureux du Ciel et Etoiles, vous en apprenez à chaque page. Préparez-vous à un voyage interstellaire.

Petit dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan, Pocket, 2014, 796 pages

Ah, les vacances ! A peine sont-elles commencées qu'elles se terminent déjà. Cette année, elles furent formidables et bien remplies, autant vous dire que la lecture a été un peu le cadet de mes soucis. Malgré tout, j'ai lu trois très bons livres qui valent le détour :


W9, Le sourire des pendus de Nathalie Hug et Jérôme Camut pour commencer. Un gros pavé qui pourrait en effrayer plus d'un, mais qui renferme un thriller punchy et bien addictif. C'est l'histoire d'une journaliste télé qui enquête sur le milieu du porno français et se fait enlever après un reportage sur une soirée partouze. En parallèle, une flic découvre trois pendus au passé trouble. Le rythme est à mille à l'heure, l'univers est glauque à souhait et la fin est étonnante. C'est le premier tome d'une série et j'attends vivement la suite.


La méditation, c'est malin de Marie-Laurence Cattoire, un merveilleux petit guide pour quiconque veut débuter la méditation. C'est présenté de manière simple et pratique, avec plein de conseils et d'anecdotes pour comprendre vraiment ce qu'est la méditation et pourquoi pas se lancer ! Pour moi, l'essayer c'est l'adopter.


Scarlett, si possible de Katherine Pancol, un roman d'apprentissage qui raconte la vie de Juliette, Martine et Bénédicte, trois jeunes bachelières qui rêvent de quitter leur ville de Pithiviers pour réussir à Paris. On est au tout début des années 70, en pleine libération des mœurs... et les filles l'ont très bien compris ! C'est un roman des débuts, mais on retrouve déjà la plume si vivante de Katherine Pancol.

De retour à la vie active, je reprends mon rythme de lecture habituel. Pas de vidéo cette semaine, mais je prépare un tout nouveau format plus court dès dimanche prochain.

D'ici là, racontez-moi ce que vous avez lu pendant les vacances :)

A dimanche !


Au fur et à mesure que je vieillis, j'aspire à devenir une adulte accomplie, responsable et, surtout, en paix avec moi-même. D'un naturel très angoissé, j'ai facilement tendance à me laisser submerger par le stress, la vie à mille à l'heure et les objectifs de performance que le rythme de notre société nous impose. J'ai compris il n'y a pas si longtemps qu'on n'a qu'une seule vie et qu'on a le choix de la mener comme on l'entend, pour ne pas avoir de regrets lorsque ce sera la fin. 

Depuis quelques temps, au même titre que mon heure de sport quotidienne, la méditation prend une place de plus en plus importante dans ma vie car elle m'aide tout simplement à rester présente, à m'ouvrir sur le monde et à faire les bons choix. Pour me guider dans cette pratique, je me documente et lis pas mal de livres. Le dernier en date est un petit manuel très bien fait dont j'aimerais vous parler : La méditation, c'est malin de Marie-Laurence Cattoire.

Méditer pas à pas
Ce qui m'a tout de suite plu dans ce livre, c'est que Marie-Laurence Cattoire ne présente pas la méditation comme une énième méthode de développement personnel. D'ailleurs, elle torpille d'emblée les nombreuses idées reçues en la matière : la méditation n'est ni une pratique spirituelle, ni une méthode de relaxation, ni un exercice d'intériorisation. La méditation, c'est prendre conscience de son corps pour revenir au moment présent, mieux se connaître et s'ouvrir au monde.

Quand j'étais enfant, maman me disait souvent que le seul instant réel est l'instant présent. Celui d'avant est déjà fini, celui d'après n'existe pas encore. Ainsi, s'abriter dans le présent est une attitude tout à fait responsable puisque le présent nous offre le seul sol sûr. La méditation nous entraîne à avoir davantage confiance en ce présent vivant et toujours neuf. Au fil des sessions de méditation, nous découvrons en prime que ce présent est plus vaste, plus riche, plus étonnant, plus subtil que ce que nous imaginons. Méditer est une invitation à revenir à l'ampleur de la réalité. (p. 20-21)

Comme tout bon guide pratique, La méditation, c'est malin décrit en détail les bases pour débuter la méditation et la vivre au quotidien : où méditer, comment s'asseoir, où placer ses mains, comment respirer et même comment méditer quand on a des enfants, tout est expliqué, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas essayer ! L'auteur agrémente ses conseils de citations de philosophes et de poètes (à noter d'ailleurs la riche bibliographie à la fin du livre), d'anecdotes et de petits exercices qui permettent de comprendre l'essence même de la méditation et de débuter en douceur.

Mais mon coup de cœur, c'est la troisième partie du livre. Dans ces derniers chapitres, Marie-Laurence Cattoire explique, en se basant sur son expérience personnelle, comment la méditation peut nous aider à mieux nous comporter au quotidien, que ce soit dans notre couple, avec nos enfants, au travail ou tout simplement avec nous-même. A terme, la méditation nous apprend à canaliser les gesticulations intellectuelles et les émotions qui nous font parfois prendre les choses un peu trop à cœur. En revenant au corps, on devient nous-même et on fait les bons choix.

La méditation, c'est malin de Marie-Laurence Cattoire, éditions Leduc.s, collection Quotidien Malin, 2014, 172 pages

A voir également : les vidéos de Marie-Laurence Cattoire sur la méditation et son blog Méditation et Action.

Pour ceux qui me suivent sur Facebook, vous savez que je participais, cet après-midi, au LiveShow organisé par Myriam du blog Un Jour. Un Livre et de la chaîne MissMymooReads autour du premier roman d'Alice Scarling, Requiem pour Sascha, en présence de l'auteur.

C'était un moment super sympa, que vous pouvez revivre en intégralité en vidéo :

La playlist d'Alice Scarling dont nous parlons dans la vidéo est disponible sur Deezer.
Pour en savoir plus sur Alice Scarling, visitez son site www.alicescarling.com et lisez son livre !

Voilà un tout petit livre, déniché dans une brocante, que je souhaitais lire depuis longtemps après avoir entendu Katherine Pancol dire en interview qu’il s’agissait certainement, parmi tous ses livres, de celui qu’elle aimerait le plus être lu. C’est donc avec curiosité que je me suis plongée dans sa lecture. Et en effet, il vaut sacrément le détour. 

"La lecture n'est pas une activité innocente. On n'en ressort pas toujours indemne"
Kay Bartholdi est libraire à Fécamp. Après la visite, en son absence, d’un mystérieux Américain demandant qu’elle lui envoie des livres pendant son voyage en France, elle accompagne sa première commande d’une lettre pleine de curiosité. S’engage alors rapidement entre les deux personnages un dialogue passionné sur les livres, qui ne tardera pas à se transformer en joute verbale au cours de laquelle les personnages se dévoilent par lettres interposées. 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman épistolaire, et encore moins de cette vivacité. Au fil des lettres, les personnages s’affirment, se cachent, s’ouvrent et se confient. Le ton de la discussion est tantôt poli, tantôt enflammé, tantôt sombre, tantôt facétieux. En un peu plus d’une centaine de pages, Katherine Pancol explore toute une palette d’émotions et renvoie ses personnages à leurs rêves et à leurs souvenirs. 

Ce livre est si magnifique que j’ai pris mon temps pour le lire. Je me suis délectée de chaque mot, lu et relu lentement pour faire durer le plaisir. J’ai retrouvé là le souffle de vie, l’aspiration au bonheur et le plaisir des choses simples que j’avais tellement aimés dans la trilogie Joséphine Cortès, écrite bien des années plus tard.

Un homme à distance est également un bel hommage aux livres qui nous construisent. "J’ai appris la vie dans les pages des livres", écrit Kay Bartholdi. Et c’est avec des livres comme cela qu’on apprend le plus.

Un homme à distance de Katherine Pancol, Le Livre de Poche, 2004, 153 pages

Côté lectures, le mois de juillet a été plus riche, mais surtout plus mouvementé que le mois de juin. J'ai lu plus de livres, mais j'ai eu besoin de plusieurs lectures intermédiaires pour souffler entre deux polars, et j'ai aussi abandonné deux romans.


La sélection du Prix des Lecteurs du Livre de Poche est de plus en plus noire au fil des mois, et il me semble avoir de plus en plus de mal à m'en remettre. Je la trouve également un peu moins intéressante que l'année dernière, même si le dernier roman de la sélection de juillet, Quatre racines de blanches de Jacques Saussay, que je suis en train de terminer, me semble prometteur. 

Une terre si froide d'Arian McKinty s'inscrit dans la plus pure tradition du polar irlandais, avec un humour noir très particulier. L'originalité ici est que l'intrigue a lieu dans la région de Belfast au début des années 80, en pleine guerre d'Irlande du Nord. Les affrontements entre catholiques et protestants et l'atmosphère suffocante de cette époque sont parfaitement reproduits, c'est comme si on y était.

En revanche, j'ai abandonné Soudain trop tard de Carlos Zanon, un roman archi-noir qui nous plonge dans les bas-fonds de Barcelone, dont la violence gratuite et l'ambiance glauque m'ont rapidement dégoûtée.

      
La sélection de juillet du Prix des Lecteurs 2014 du Livre de Poche

J'ai également abandonné Guerre de Larissa Ione, le tome 1 de sa nouvelle saga Les Cavaliers de l'Apocalypse. Le quatrième de couverture annonçait un remake prometteur de l'Apocalypse version bit-lit, mais l'intrigue semblant tirée du chapeau et le manque de rythme et de recherche dans l'écriture ont rapidement eu raison de ma patience.


Heureusement, juillet a été aussi marqué par de très belles découvertes en romans et essais. 

Gros coup de cœur pour Purgatoire des innocents de Karine Giebel, qui excelle décidément dans le thriller psychologique. A ne manquer sous aucun prétexte si vous êtes un amateur du genre !

Et ENORME coup de cœur pour Un homme à distance de Katherine Pancol, un roman épistolaire que j'ai savouré avec délectation et qui m'a donné envie de lire ou relire les grands classiques de la littérature, ainsi que des œuvres plus méconnues mais tout aussi belles. J'aime par-dessus tout cette qualité qu'a Katherine Pancol à injecter la vie dans ses romans et à nous en faire apprécier les moindres détails.

     

Les essais ne sont pas en reste avec trois belles lectures : Commencer à méditer de Thich Nhat Hanh et Vous pouvez être ce que vous voulez être de Paul Arden, dont je vous ai déjà parlé sur le blog, et un livre de cuisine juive sépharade, La cuisine du Shabbat en 30 minutes de Laurence Orah Phitoussi, idéal pour ceux qui, comme moi, aiment découvrir les traditions étrangères par l'assiette.

        


Et vous, qu'avez-vous lu ce mois-ci ?


Heureux ceux qui s'épanouissent en renonçant à la médiocrité, qui vainquent leur timidité pour donner le meilleur d'eux-même ! C'est là l'idée principale de Vous pouvez être ce que vous voulez être, un petit livre qui donne la pêche et invite à se surpasser pour être meilleur demain qu'on ne l'était hier.

"Celui qui ne se trompe jamais a peu de chances de réussir"
Publicitaire ambitieux, provocateur et talentueux (avouez-le, que le sous-titre "Le livre le plus vendu au monde" vous a donné envie d'en savoir plus), Paul Arden (1940-2008) est avant tout un homme qui a cru en ses capacités et a toujours pris des risques pour devenir un grand. En tirant des leçons de sa propre expérience, il délivre, dans Vous pouvez être ce que vous voulez être, des conseils pratiques pour cesser de se rabaisser, avoir confiance en soi et viser ses rêves, car ils sont à portée de main. 

Si la seconde partie de l'ouvrage est plutôt consacrée aux trucs de créatifs pour percer dans le milieu de la pub, la première est beaucoup plus générale et recèle des astuces précieuses sur l'attitude à adopter pour devenir quelqu'un d'exceptionnel. Et là, je dois dire que le ton un rien impertinent sur lequel l'auteur prodigue ses conseils m'a beaucoup, beaucoup plu. De l'éloge du risque aux avantages d'avoir tort, du partage des idées aux bienfaits du licenciement, oui, ouverture d'esprit et remise en question ont du bon. Mais ce que j'aime par-dessus tout dans ce petit livre, c'est que tous les conseils qui y sont distillés ne s'appliquent pas seulement au monde du travail, mais à tous les aspects de nos interactions avec nous-mêmes et avec autrui

Parce que des exemples valent mieux qu'un long discours, voici une citation qui m'a particulièrement plu à la lecture :

On estime avoir raison parce qu'on se réfère à un savoir et à une expérience. On peut souvent le prouver.  

Le savoir vient du passé. C'est donc une valeur sûre. Mais périmée. C'est le contraire de l'originalité.

Quant à l'expérience, elle se bâtit sur des solutions apportées à des situations et à des problèmes du passé. Comme les situations d'hier étaient probablement différentes de celles d'aujourd'hui, on est obligé d'adapter les solutions d'hier (et elles peuvent s'avérer inadéquates) aux nouveaux problèmes. Si vous avez de l'expérience, vous serez sûrement tenté de vous en servir.

C'est de la paresse.

L'expérience est le contraire de la créativité.

Si vous pouvez prouver que vous avez raison, c'est que vous êtes sclérosé. Vous n'évoluez pas avec votre époque ni avec les autres.

Avoir raison, c'est aussi être ennuyeux. Votre esprit est fermé. Vous n'êtes pas ouvert aux idées nouvelles.

Vous êtes emmuré dans vos certitudes ; c'est arrogant. L'arrogance est un outil précieux, mais seulement si on l'utilise avec parcimonie.

Pire encore : le fait d'avoir raison a un côté moralisateur. Quand on reconnaît ses torts, on semble faible ou faillible, et les gens qui ont raison détesteraient qu'on ne les croie pas infaillibles.

En résumé : on a tort d'avoir raison, car ceux qui ont raison sont des gens englués dans le passé, des gens ternes et suffisants, à l'esprit rigide.
Il n'y a rien à en tirer. (p.54-55)

Un conseil : si vous avez été choqué(e) cette citation, vous risquez de ne pas aimer ce livre. En revanche, si ces mots vous parlent, foncez les yeux fermés !

Vous pouvez être ce que vous voulez être de Paul Arden, Phaidon, 2004, 127 pages