Du feu de l'enfer de Sire Cédric


Pour la première fois, Sire Cédric publie un roman sans fantastique... et c'est encore plus effrayant que d'habitude.


Quatrième de couverture

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang.


Mon avis

Depuis plusieurs années que je suis le parcours de Sire Cédric, je peux affirmer qu'il est devenu le maître français de l'horreur et du fantastique. Un constat qui se confirme à la lecture de Du feu de l'enfer, un roman cette fois-ci tout ce qu'il y a de plus réaliste qui nous emmène sur les traces d'une secte sataniste ultra-dangereuse et nous plonge au cœur des folies humaines les plus épouvantables.

Si je frissonne très souvent en lisant les romans de Sire Cédric, j'arrive à me raisonner en me disant que ce n'est pas réel, car c'est du fantastique. Du feu de l'enfer est de loin le récit qu'il m'a le plus effrayée (et plu !), justement par son absence de fantastique. Le fait que l'action se déroule dans la région de Montpellier, dans des lieux que je connais très bien pour m'y rendre régulièrement, n'y est sûrement pas étranger aussi.

Dans ce texte, Sire Cédric a poussé l'horreur très loin, que ce soit dans les descriptions des multiples scènes de crime que compte ce livre, dans la terreur psychologique vécue par les personnages (et par la même occasion par le lecteur) ou dans les horribles messes noires célébrées par la secte qu'Ariel et Manon appellent "le club des masques".

Mais là où j'ai été le plus surprise, c'est dans le revirement inattendu qui se produit dans l'intrigue. Pendant tout le récit, l'auteur se joue du lecteur en faisant inconsciemment peser les soupçons sur certains personnages au comportement suspect. Puis, à 150 pages de la fin, il opère un virage à 180° degré qui remet en cause toute l'intrigue. C'est un coup de théâtre que je n'avais (naïvement) pas vu venir et qui m'a fait bien plaisir : le grand Sire Cédric est bel et bien de retour.


En bref

Un roman d'horreur addictif et effrayant à souhait, sans une once de fantastique. Désormais, je ne verrai plus la région de Montpellier comme avant.

Lisez-le si... vous aimez les histoires de sectes satanistes chasseuses d'hommes qui font peur.
A ne pas lire en revanche si vous ne supportez pas la vue du sang.


Le livre

Du feu de l'enfer de Sire Cédric
Editions Pocket (2018), 672 pages
Publié initialement aux éditions Presse de la Cité

Je remercie les éditions Pocket pour cette lecture.

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